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Modification du calendrier des conférences :
- le jeudi 15 mai " Le Calaisis à l'époque anglaise" (1337-1558) par Stéphane Curveiller
- le samedi 15 novembre "Dunkerque 1914-1918 et l'Armistice"
20 février 2008
Conférences 2008
19 février 2008
Hors série n°6 2007
Sociétés savantes de Dunkerque
Tables bibliographiques des travaux historiques
1851-2007
René Galamé & Patrick Oddone
Depuis un siècle et demi, les études historiques à Dunkerque et en Flandre maritime ont bénéficié de l’existence, soit simultanée soit successive, de quatre sociétés savantes :
▪ La Société dunkerquoise pour l’encouragement des sciences, des lettres et des arts (1851-1940),
▪ L’Union Faulconnier (1895-1940),
▪ La Société de Géographie de Dunkerque (1880-97-1940),
▪ Enfin, depuis 1972, la Société des Amis du Vieux Dunkerque devenue notre Société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie.
▪ La Société dunkerquoise pour l’encouragement des sciences, des lettres et des arts (1851-1940),
▪ L’Union Faulconnier (1895-1940),
▪ La Société de Géographie de Dunkerque (1880-97-1940),
▪ Enfin, depuis 1972, la Société des Amis du Vieux Dunkerque devenue notre Société dunkerquoise d’histoire et d’archéologie.
La consultation de leurs publications est incontestablement la première démarche à accomplir pour débuter toute étude d’un point d’histoire ou d’archéologie concernant notre ville ou plus largement le littoral flamand. Nous y cherchons des dizaines de sources accumulées avec patience par plusieurs générations d’érudits et d’historiens ; nous y trouvons aussi le reflet fidèle de la vie intellectuelle des sociétés savantes au sein d’une ville, moyenne certes, mais attentive aux évolutions du monde de par sa double position maritime et frontière. À côté de chroniques, parfois un rien superficielles, se distinguent des contributions approfondies, témoignant d’une rigueur de méthode et d’une qualité de pensée qui peuvent encore servir de modèle.
Pour se retrouver dans ce dédale de références, nous ne disposions pas jusqu’ici d’un instrument de travail systématique. René Galamé et Patrick Oddone ont relevé le défi et ont su mener à bien cette tâche forcément ingrate, mais avec quel brio ! Ils ont repris la totalité des publications de nos quatre sociétés savantes et qui plus est, ont même disséqué les comptes- rendus des séances de bureau, au contenu si divers, si déroutant mais si riche, pour ne rien laisser échapper à notre légitime curiosité. Nous disposons maintenant de tables exhaustives prenant en compte tous les types de sujets.
17 février 2008
Revue numéro 41
Revue historique de Dunkerque et du littoral 2008 - n°41
RÉSUMÉS DES ARTICLES
GUILLAUME BETTE, MARQUIS DE LEDE, DERNIER GOUVERNEUR « ESPAGNOL » DE DUNKERQUE (1646 puis 1652-1658) par René GALAMÉ
Issu d’une vieille famille flamande originaire de Lede, en Belgique près de Gand, Guillaume Bette, marquis de Lede, était « Amiral de la mer » des Pays-Bas espagnols, quand il fut nommé gouverneur de Dunkerque en 1646. Peu après, le jeune duc d’Enghien futur prince de Condé s’emparait de la ville, pour le compte de la France. En 1652, après cette première domination française, les Espagnols reprenaient Dunkerque et le marquis de Lede retrouvait son poste de gouverneur jusqu’en 1658, où il fut mortellement blessé peu après la Bataille des Dunes, par laquelle Turenne mettait définitivement fin à la domination espagnole à Dunkerque. Remise aux Anglais, la ville fut rachetée dès 1662.
MENNO VAN COEHOORN (1641-1704) : ENNEMI ET ADMIRATEUR DE VAUBAN par Jean-Marie GORIS
Menno Van Coehoorn (1641-1704), le plus célèbre ingénieur hollandais fut à la fois stratège, théoricien, créateur et restaurateur du système défensif néerlandais. Il s’opposa à Vauban qu’il admirait, à Namur en 1692, place forte qu’il reprit en 1695. Il s’empara d’un grand nombre de places durant la guerre de Succession d’Espagne et termina sa carrière comme lieutenant général.
DES GALÈRES DE ROCHEFORT AUX GALÈRES DE DUNKERQUE par René BURLET
La côte flamande a connu les galères jusqu’au début du XVIIe siècle. Elles réapparaissent en 1701 au nombre de six et mènent chaque été des opérations militaires jusqu’en 1708. L’auteur montre leur adaptation à la navigation en mer du Nord, ce qui ne manque pas d’influencer la construction ultérieure des galères du Roi en Méditerranée. Bien entendu, la présence d’une chiourme entraîne un immense succès de curiosité.
DEUX RÔLES D’ÉQUIPAGE CORSAIRE DUNKERQUOIS DU XVIIIe SIÈCLE par Mickaël SIMPSON et Alain DEFLESSELLES
Les deux auteurs publient le dossier de prise du Saint Antoine, minuscule corsaire de 15 tonneaux, capturé en 1745, dont le dossier s’avère particulièrement riche en documents. Pour le Duc de Noailles, ils retracent ses croisières à l’aide de la presse anglaise de l’époque (1761), d’où deux regards différents.
LES FINANCES DE L’HÔPITAL GÉNÉRAL DE LA CHARITÉ DE DUNKERQUE AU XVIIIe SIÈCLE par Olivier RYCKEBUSCH
Le financement de l’hôpital général de la charité repose essentiellement, outre le travail des pauvres et les revenus des propriétés et des biens fonds, sur la perception du produit de l’octroi. Cette ressource hospitalière provient des impôts de consommation qui frappent les boissons. La suppression de cette fiscalité en 1791 sera une véritable catastrophe pour l’hôpital. Incontestablement de 1737 à 1791, l’équilibre financier de l’hôpital n’est durablement assuré. Le système financier de l’hôpital est tel que, le moindre imprévu occasionne une dépense ou, l’absence de recette peut prendre des proportions considérables entraînant l’administration dans divers expédients. Un expédient en entraînant un autre, les années passant, il est difficile de concevoir une issue favorable à cette comptabilité.
L’ASSISTANCE À DUNKERQUE ENTRE 1830 ET 1930 : UN LIEN SOCIAL par Gérald MENNESSON
Entre 1830 et 1930, comme toutes les villes industrielles, Dunkerque est confrontée au dénuement de sa population ouvrière. Massif, puis progressivement atténué par des lois sociales tardives. Durant cette période, la cité multiplie les œuvres charitables, car elles sont à la fois vitales pour l’indigent et protectrices de la tranquillité publique. C’est leur utilité la plus évidente. L’assistance locale, cependant, remplit une autre fonction. Elle rapproche moralement les individus et les rassemble. Elle maintient entre les hommes un rapport éthique et sert d’outil de cohésion urbaine. Elle dépasse son objet initial de sauvegarde pour devenir une valeur : un lien social.
LA MATRICULE DES NAVIRES DE GRAVELINES (1836-1875) par Alain DEFLESSELLES
Les matricules des bâtiments du commerce et de la pêche du quartier de Gravelines ont disparu comme celles de Dunkerque. À partir du dépouillement des répertoires d’armement de 1869 à 1895, des rôles de bord désarmés de 1884 conservés au SHM de Cherbourg, de l’exploitation des minutes de la Justice de paix du canton de Gravelines, du registre sanitaire de Gravelines (1842-1851), des archives notariales locales et des registres du Bureau Veritas, l’auteur propose une reconstitution de la matricule des navires de Gravelines de 1836 à 1875.
L’ENTREPRISE DE SAUVETAGE LETENDART FRÈRES ET DEVRIES (1874-1882) par Hervé DEPECKER
L’auteur retrace l’histoire de cette entreprise grâce à deux carnets relatant 36 opérations de sauvetage. Elles y sont décrites techniquement et se terminent chacune par le bilan financier. Ce genre de documents se révèle être exceptionnel, d’une part parce qu’il est possible de voir fonctionner une société de l’intérieur et d’autre part parce que ce secteur d’activités reste pratiquement inconnu des historiens.
LES SION, UNE FAMILLE AU SERVICE DE LA NATATION DUNKERQUOISE par Michel TOMASEK
La fermeture, à la fin des années 1920, du Carré Sion, bassin de natation en plein air, situé dans les fossés des fortifications, lieu de mémoire pour de nombreux Dunkerquois, aurait pu laisser croire qu'il s'agissait de la fin définitive de l'apport de la famille Sion à l'histoire de la natation locale. Mais Jeanne, la petite-fille de Frédéric, fondateur emblématique de cette institution, allait reprendre le flambeau, étant l'une des premières candidates sérieuses à la traversée de la Manche à la nage. Si elle échoue de peu dans ses diverses tentatives, créant à Dunkerque une déception à la hauteur des espoirs qu'elle avait fait naître, elle reste néanmoins, grâce à la médiatisation de la presse de l'époque, un bon exemple de l'immixtion, parfois mal vécue, de la femme dans un univers considéré comme spécifiquement masculin.
DU COMPTOIR DE L’INDUSTRIE LINIÈRE AU COMPTOIR LINIER (1846-1967) par Gérard TASSIN
Comptoir Linier, Comptoir de l’Industrie Linière, Établissements Vancauwenberghe…, sont des entreprises qui appartiennent à l’histoire industrielle de l’agglomération dunkerquoise. Pourquoi ces différentes raisons sociales ? Quelle est l’importance de ces entreprises ? Tel est l’objet de cet article tendant à retracer l’historique d’une grande entreprise régionale qui dépasse largement les limites du Dunkerquois. Ce vaste ensemble né en 1846, de la rencontre de négociants parisiens et d’industriels de Frévent dans le Pas-de-Calais, se développe tout au long de la seconde moitié du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe, par absorption de nombreuses entreprises, avant d’être victime lui-même de la concentration du secteur textile qui se renforce après la seconde Guerre Mondiale.
L’EXODE DES POPULATIONS CIVILES. DUNKERQUE, MAI-JUIN 1940 par Olivier VERMESCH
L’auteur nous décrit tout d’abord les péripéties de l’exode de la population belge. L’État français avait prévu dès 1938 les mesures d’accueil. Cependant la rapidité de l’avance allemande entraîne l’indécision des autorités françaises et perturbe la circulation des flots de réfugiés. À cet exode s’ajoute celui des Dunkerquois qui tiennent jusqu’au 18 mai. Pour la première fois, il est possible de calculer l’importance du phénomène et d’entrevoir les conséquences sociales de cette fuite éperdue.
QUELQUES SOUVENIRS PHOTOGRAPHIQUES DE L’ÉGLISE ST-ELOI DEVASTEE par Michel Tomasek
L'église St-Eloi que G. Van den Bussche dans une monographie qu'il lui consacre qualifie "d'église martyre de Flandre française" se relevait à peine de ses ruines de la Première Guerre quand, fin mai 40, une pluie de bombes incendiaires déclencha un gigantesque incendie détruisant tout l'intérieur. Si de nombreuses photos et dessins (en particulier de François Reynaert) nous montrent l'édifice meurtri, beaucoup plus rares sont les vues intérieures du bâtiment. Une série de photos d'amateur, prises en mars 1942, et aimablement prêtées par la Société Historique de Villeneuve-d'Ascq, sont publiées ici et permettent de mieux se rendre compte des dégâts occasionnés, entre autres la disparition de trésors artistiques inestimables (chaire, stalles, orgues...) que contenait l'édifice.
GRAVELINES, GRAND-FORT-PHILIPPE, SAINT-FOLQUIN, WATTEN : SÉQUENCES DE GUERRE, 1940-1944 par Patrick ODDONE
Pour cette approche des événements de la Seconde Guerre mondiale, situés sur le front de l’Aa et plus particulièrement à Gravelines et Grand-Fort-Philippe, l’auteur a privilégié des sources éparses, souvent délaissées par ignorance ou en raison de leur contenu jugé dérangeant. Il s’est notamment appuyé sur des rapports d’unités qui, en filigrane, mettent en relief toute la détresse de l’armée française de 1940, mais aussi sur des témoignages d’authentiques résistants. Patrick Oddone offre ainsi au lecteur un nouvel éclairage sur le vécu des populations civiles, belges ou françaises, emportées dans la tourmente du conflit, mettant l’accent sur certains épisodes de l’invasion ou de l’occupation, jusque-là sommairement relatés par l’histoire officielle, voire tus par mauvaise conscience ou plus généralement par souci d’apaisement.
ARCHIVES ET BIBLIOTHÈQUE DE NOTRE SOCIÉTÉ : UN PATRIMOINE MÉCONNU par Christian PFISTER-LANGANAY
Un récent don permet de suivre les débuts de cette bibliothèque qu’aucun Dunkerquois actuel ne connaît. Un épais registre de 193 folios couvre les 9 893 entrées (achats, dons et échanges) de cette institution de 1851 à 1864. L’auteur insiste sur la valeur de certaines pièces comme les manuscrits et sur l’effort de reconstitution entrepris depuis une dizaine d’années.
12 mars 2007
6èmes Rencontres dunkerquoises d'histoire
6èmes Rencontres Dunkerquoises d'Histoire :
Vauban et son temps
ont eu lieu le samedi 6 octobre 2007
à l'Hotel de ville de Dunkerque, salle Vauban.
Vauban fit de Dunkerque son chef-d'Oeuvre. Bien que détruite en 1714, la ville sera toujours citée en exemple par tous les ingénieurs du XVIIIe siècle. Cette curieuse situation a fait que la Société Dunkerquoise d'Histoire et d'Archéologie a largement ouvert la thématique sur Vauban et son temps, laissant les aspects techniques militaires à d'autres villes ayant conservé leurs remparts. Les Rencontres Dunkerquoises d'Histoire insistèrent davantage sur les caractères de la civilisation de l'époque.
Cette journée rassemblait des communications d'intervenants locaux et extérieurs :
- 9H30 : Olivier Ryckebusch, attaché de conservation aux Archives Municipales de Dunkerque : "Les initiatives urbanistiques du pouvoir royal à Dunkerque sous Louis XIV"
-10 H : Martin Barros, chargé d'études documentaires, service historique de la Défense, chateau de Vincennes : "Vauban et la guerre de siège dans les Pays-Bas espagnols (1658-1697)"
- 10H30 : Agathe Leyssens, docteur en Histoire : "Fortifications et stratégies familiales sous Louis XIV"
- 11H : Michèle Wirol, maitre de conférences habilité, IUFM : "La nouvelle édition des oisivetés de Vauban"
- 11H30 : Isabelle Aristide, conservatrice aux Archives Nationales : "Louis XIV et ses sujets dunkerquois à travers les archives Nationales".
- 14H30 : Patrick Villiers, professeur à l'Université du Littoral Cote d'Opale : "Vauban et la théorie de la guerre de course : inventeur ou copieur"
- 15H : Michèle Bimbenet-Privat, conservatrice au Musée National de la Renaissance à Ecouen : "Quand Versailles jetait tous ses feux : le mobilier d'argent de Louis XIV".
-15H30 : Michel Tomasek, docteur en histoire de l'Art : "Poliorcétique érotico-littéraire : la veuve Wadman et les fortifications de Dunkerque"
-16H : Jean-Marie Goris, vice-président de la SDHA : "les ingénieurs militaires du littoral-nord au temps de Vauban".
13 janvier 2007
revue n°40 janvier 2007

Revue historique de Dunkerque et du littoral n°40 Janvier 2007
spécial photographie
Table des matières
- le mot du président
- Michel Tomasek : "Bien le bonjour de Dunkerque ! ". Albert Gysel et la peinture dunkerquoise en cartes postales.
Parmi toutes les relations serrées que peinture et photographie nouent durant le premier siècle d'existence de cette dernière, les clichés de tableaux, en particulier sous forme de cartes postales, connaissent un indéniable succès. Michel Tomasek, historien de l'art, évoque les quelques cartes postales dunkerquoises "tableaux" et, principalement, la série la plus intéressante, montrant la ville, en particulier l'église Saint-Eloi, après les destructions de 1914-1918, grâce aux aquarelles d'Albert Gysel (1877-1947), personnage attachant, très présent sur le terrain de l'art à Dunkerque dans la première moitié du XXe siècle.
- Jean-Louis Perreau : Les débuts de la photographie à Dunkerque.
Quatre dates marquent les débuts de la photographie dunkerquoise. 1844 d'abord, qui fut l'année des premiers daguerréotypistes, ou photographes ambulants venus à l'occasion des ducasses de juin et de décembre ; 1879 ensuite, qui vit l'installation de Joseph Luzzatto, dont l'association avec son compatriote César Falciny allait être capitale, et ouvrir dans notre ville l'ère des grands professionnels ; 1897, marque le vrai départ de la société photographique de Dunkerque, couronné par l'inauguration, le 14 juillet, d'une exposition internationale ; 1907 enfin, permit aux dunkerquois de découvrir la couleur, et aux Fichaux, père et fils, de réaliser, par la suite, des autochromes de très grande qualité.
- Jean-Louis Perreau : L'album d'un amateur dunkerquois à la fin du XIXème siècle.
En nous faisant parcourir l'album d'Henri Dewulf, réalisé entre 1892 et 1914, l'auteur nous trace le portrait des différents types d'amateurs photographiques et le matériel qu'ils utilisaient.
- Christian Borde et Christian Pfister-Langanay : Promenades dunkerquoises d'Augustin Boutique autour de 1893.
Ce photographe est venu de nombreuses fois à Dunkerque, mais sa collection nous est parvenue mélangée. Les auteurs ont réussi à identifier tous les sites photographiés malgré une topographie portuaire en pleine mutation déjà à cette époque. Ils doivent se contenter d'une fourchette chronologique pour différencier les voyages d'Augustin Boutique, en particulier avec l'aide des numéros d'immatriculation des navires.
- Alain Deflesselles et Christian Pfister-Langanay : Matricule des navires et cartes postales.
Au XIXe siècle, chaque nouveau navire français reçoit un numéro d'immatriculation peint sur la coque et consigné dans une matricule tenue par l'inscription maritime. A Dunkerque, elle subsiste entre 1896 et 1909, soit 532 bateaux. il est possible de la reconstituer antérieurement pour 530 unités sur un total de 1 136. Les deux auteurs expliquent les pièges de cette documentation néanmoins capitale, car elle, seule, permet de dater précisément les nombreuses cartes postales représentant des navires ayant perdu leur identité.
- Jean-Louis Decherf : La société photographique d'Armentières.
Créée le 19 juin 1900, la société organise en septembre de la même année une exposition internationale sous l'égide de son président Louis Dulac. Sur les 41 membres fondateurs, nous comptons 38 habitants d'Armentières. De ses archives détruites en 14-18, ne restent que les statuts. Subsiste néanmoins une partie de l'oeuvre de Marcel Bulteau qui exerça de 1881 à 1922.
- Isabelle Lannoy et Jean-Pierre Grassien : Le Centre Iconographique de Flandre.
Depuis le 9 mai 2005, la ville de Wormhout a ouvert une médiathèque-photothèque. Les fonds photographiques sont essentiellement constitués par ceux de l'abbé Lamps et de Jeanne Devos, conservés jusqu'à présent au musée Jeanne-Devos, à Wormhout et qui appartiennent au Comité Flamand de France. Enrichie de dons d'autres particuliers, cette structure a l'ambition de devenir la référence iconographique pour tous ceux qui s'intéressent à la Flandre française. Isabelle Lannoy, directrice du centre, présente ici l'état du travail de conservation, les projets de valorisation et les modalités de consultation des fonds.
- René Galamé : Comtes de Flandre et seigneurs héréditaires de Dunkerque. Evenements locaux qui ont marqué leur règne.
- Denis Clauzel et Christian Pfister-Langanay : Le premier chateau fort à Dunkerque : un document capital.
- Victor Enthoven : la naissance de la marine des Provinces-Unies : des Geux de mer à l'Amirauté (1568-1576).
- Jean-Marie Goris : Alexandre Farnèse, un bienfaiteur oublié de Dunkerque, gouverneur des Pays-Bas de 1578 à1592.
- Olivier Ryckebusch : Les administrateurs de l'hôpital général de Dunkerque dans la France de l'Ancien Régime.
- Mickael Simpson : Cinq nouveaux rôles d'équipages corsaires dunkerquois (1778-1793).
- Gérard Tassin : Gaz et électricité à Dunkerque et ses environs (1837-1946).
- Olivier Ryckebusch et William Maufroy : chronique du patrimoine. Activités des archives municipales en 2005.
- Audrey Dufour. Les acquisitions patrimoniales de la bibliothèque municipale en 2005.
- Gérard Fosse, Stéphane Révillion et Virginie Motte : Bref bilan des opérations archéologiques menées dans l'arrondissement de Dunkerque en 2005.
- résumés des articles en français, anglais, néerlandais.
- Informations
02 janvier 2007
bulletin d'adhésion
BULLETIN D'ADHESION
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J'adhère à la Société Dunkerquoise d'Histoire et d'Archéologie pour l'année civile 2008.
Je règle la somme de 25 € + 5 € de frais de port, à l'ordre de la Société Dunkerquoise d'Histoire et d'Archéologie dont l'adresse du siège est 4, rue Benjamin Morel 59140 DUNKERQUE
Cette adhésion donne droit à l'abonnement à la revue historique de Dunkerque et du littoral distribuée en janvier 2008 et à la gratuité des 10 conférences annuelles (économie de 30 €).
Je peux aussi me procurer la revue :
- Dunkerque-Livres 25, place Jean-Bart à Dunkerque
- Lors des conférences mensuelles à l'auditorium du musée des Beaux-Arts de Dunkerque.
La revue rassemble la quasi totalité des textes des conférences de l'année écoulée, plus des articles et des traductions de textes concernant Dunkerque et le littoral par des historiens étrangers.
21 juin 2006
revue n°37.2004

Revue historique de Dunkerque et du littoral n°37
Colloque Jean Bart et son temps
Table des matières
- introduction par C. Pfister Langanay
1) Guerre et course en Manche et en Mer du Nord au XVIIème siècle
- Jean DAMS et Christian PFISTER-LANGANAY : La correspondance de Jean Penninck (17e série : 1644-1646)
La publication de cette correspondance arrive à sa fin et le greffier de l'amirauté espagnole, au jour le jour, continue d'envoyer ses lettres à Bruxelles. Il ne peut que déplorer la décadence militaire des Habsbourg qui aboutit à la chute de Dunkerque aux mains du duc d'Enghien.
- Jean PETER : Vauban et l'arsenal de Dunkerque
Dès 1663, la construction de la citadelle inachevée des Anglais est reprise et cinq ans plus tard, celle d'une nouvelle enceinte urbaine est décidée. Le projet de Vauban est jugé meilleur que celui de Clerville et Louvois lui laisse carte blanche. En 1667, le roi approuve la construction de jetées et des forts en pleine mer. De 1682 à 1687, 2,5 millions del-t sont dépensés et le Grand Risban fait l'admiration de toute l'Europe. En 1690, les défenses coté mer et terre sont réunies sous l'égide de Louvois. Vauban construit un sixième fort en 1701 et reçoit le commandement du front maritime en 1706, un an avant son décès.
- Jean BOUDRIOT : Les vaisseaux de Jean Bart
Jean Bart, pour le service du roi, a commandé huit navires dont l'importance croît en parallèle avec la montée en grade de notre officier. Il débute sur une frégate légère la Railleuse portant des canons de 6 livres et termine sur le vaisseau Le Fendant de 56 canons dont 24 de 18 livres. Le Comte, La Maure, Le Glorieux sont des vaisseaux de 3e ou de 4e rang, qualifiés de bons voiliers, bien adaptés à une mer étroite comme celle de la Mer du Nord.
- André ZYSBERG : Les équipages de la Royale au temps de Jean Bart
L'auteur exploite quatre rôles d'équipage de vaisseaux armés à Dunkerque en 1691, l'année de la campagne du large : le Sérieux de 64 canons, l'Entendu de 60 canons, le Modéré de 50 canons, le Fidèle de 50 canons. Il étudie la structure de leurs équipages, depuis les officiers jusqu'aux mousses, leur origine géographique, leurs mouvements au fil de la campagne et leurs rétributions.
- Patrick VILLIERS : Jean Bart et Robert Surcouf
L'auteur tente d'établir un parallèle entre ces deux marins. Jean bart et Surcouf sont de basse extraction et se bâtissent une magnifique carrière de corsaire. Mais si le premier entre rapidement dans la Marine Royale pour le plus souvent monter des raids contre les convois hollandais, le second, après une carrière sur les négriers, continue d'être jusqu'au bout un corsaire "marchand", refusant d'intégrer la Marine Nationale.
- Michael SIMPSON : Les rapports de course dunkerquois de 1688-1689 (3ème partie)
L'auteur donne un résumé de chaque rapport que les corsaires rentrés à Dunkerque sont obligés d'établir devant les officiers de l'amirauté. Nous avons ainsi une vision générale de leurs opérations pour le printemps 1689.
- Eric PAPIN : Les équipages corsaires dunkerquois d'après leurs rapports de mer (1708-1709)
A partir des rapports de mer, l'auteur répertorie un total de 150 équipages représentant environ 10 000 hommes en 1707 et 1708. Les désertions sont peu nombreuses : 420 de janvier 1708 à mars 1709. Il faut en moyenne un homme par tonneau d'où un extraordinaire entassement sur les corsaires dunkerquois.
- Jauffrey VIGNE : Les combats corsaires à travers les rapports de mer dunkerquois. Le cas de la Guerre de Succession d'Espagne.
L'auteur répertorie 106 combats parmi les 700 rapports dépouillés pour les années 1702-1703 et 1707-1708. Environ cinquante capitaines, sur les 250 en activité à ce moment, y sont impliqués. Le combat est réservé aux corsaires les mieux armés c'est à dire aux frégates de 80 à 200 tonneaux, portant 12 à 28 canons. Trois fois sur quatre, leurs adversaires sont des corsaires zélandais.
- Grégory BOYER : Les marins de Louis XIV dans les quartiers maritimes de Saint-Valéry-sur-Somme et d'Abbeville entre 1706 et 1715
L'auteur dénombre 797 marins classés dans les deux amirautés de la baie de Somme entre 1706 et 1715. Une étude comparative permet de mieux comprendre le recrutement de cette population et l'évolution de leurs effectifs. L'auteur souligne aussi le détournement du système des classes : de nombreux matelots participent aux sièges du Quesnoy, de Lille, de Condé ou encore de Maubeuge.
- Jean-Claude LEMINEUR : Flotte de commerce et flotte corsaire en France sous Louis XIV
L'auteur décrit la montée progressive de la flotte royale. Parallèlement, la flotte de commerce totalise plus de 235 000 tonneaux en 1686, soit 80% d'augmentation par rapport à 1664 et atteint 300 000 tonneaux en 1690. Dunkerque profite largement de cette croissance. Une typologie des corsaires dunkerquois nous est fournie suivie d'une statistique et de cartes concernant l'importance nationale des flottes commerciale et corsaire sous Louis XIV.
2) La guerre de course à l'étranger
- Peter EMMER : Jean Bart et l'économie maritime des Provinces-Unies
2) La guerre de course à l'étranger
- Peter EMMER : Jean Bart et l'économie maritime des Provinces-Unies
Vers 1650, la marine marchande hollandaise compte environ 2 000 navires représentant 400 000 tonneaux, montés par 33 000 hommes. Elle surpasse l'ensemble des flottes anglaise, française et espagnole.Elle connaît un déclin relatif après 1650, suite aux mesures protectionnistes prises par ces trois pays. Elle reste cependant la cible privilégiée de Jean Bart et des autres corsaires dunkerquois.
- Roberto BARAZUTTI : La guerre de course hollandaise sous Louis XIV : Essai de quantification
L'auteur, à partir des travaux des historiens hollandais, tire un bilan de la course des Provinces Unies de 1650 à 1713. Le nombre des commissions passe de 135 en 1665-1667 à 623 en 1702-1713. La Zélande en concentre les deux tiers. Les navires préférés sont le snow et la frégate qui portent de plus en plus de marins (88 en 1689-1697, 143 en 1702-1713 en Zélande) mais cela représente à peine 8% de tous les marins du pays. Les résultats, même incomplets, sont impressionnants : 4 millions de florins de prises en 1665-1667, plus de 22 millions en 1702-1713. La Zélande qui arrive au niveau de Saint-Malo.
- Johan FRANCKE : Ni patriotes, ni pirates, les capitaines corsaires de Zélande à la fin du XVIIème siècle
La Zlénde est le centre majeur de la course des Provinces-Unies. L'auteur dresse un portrait de ces corsaires et des qualités requises. Il fournit un bilan de leurs activitéspendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, de leurs gains et enfin de leur reconversion après les hostilités.
- Raymonde LITALIEN : D'Iberville et la course en Nouvelle France
Pierre Le Moyne d'Iberville est né à Ville-Marie (Montréal) en 1661 et s'initie très vite à la navigation. A partir de 1683, il participe à d'importantes opérations militaires. A la baie d'Hudson et à Terre-Neuve, il réussit plusieurs fois à détruire les établissements britanniques. Il poursuit ses raids en Nouvelle Angleterre et aux Antilles où il meurt en 1705. Il reste à la fois un franc-tireur, un aventurier d'une grande ambition et un soldat d'une fidélité absolue à son roi.
3) Dunkerque et les Dunkerquois sous Louis XIV
- Jean Marie GORIS : La francisation à Dunkerque du temps de Jean Bart
3) Dunkerque et les Dunkerquois sous Louis XIV
- Jean Marie GORIS : La francisation à Dunkerque du temps de Jean Bart
La francisation consiste à imprégner le caractère, le mode de vie, les manières françaises à une population récemment conquise. Si le terme franciser remonte à 1534, celui de "francisation" date de 1698, conséquences des nombreuses conquêtes de Louis XIV. Il était vital pour l'unité du royaume que la francisation se fasse en douceur. Dunkerque est un cas unique à étudier en raison de sa situation stratégique, de son passé maritime et de la succession accélérée de ses possesseurs.
- Agathe LEYSSENS : Les corporations à Dunkerque au temps de Jean Bart
Sous le règne du Roi Soleil, les corporations atteignent leur apogée, y compris à Dunkerque. Elles jouent un rôle qui dépasse le simple cadre juridique ou économique que leurs statuts, renouvelés à ce moment-là, définissent. Du fait de leur importance numérique et du contrôle des esprits caractéristique de l'époque, elles permettent de comprendre le fonctionnement des milieux urbains.
- Céline SENAME : La justice et les violences à Dunkerque sous Louis XIV
- Céline SENAME : La justice et les violences à Dunkerque sous Louis XIV
Du fait de la croissance démographique, le nombre des procès augmente fortement de 215 à 400 par an. Ceux concernant la sphère de la vie privée restent rares mais les échevins demeurent vigilants, de même dans le domaine religieux et celui des biens des orphelins. La violence entre dans 14 % des affaires jugées, les homicides comptent pour 13 cas. La femme tient une place plus importante qu'ailleurs et l'atteinte aux biens reste toujours aussi sévèrement puni.
- Jean-Marie GORIS et Christian PFISTER-LANGANAY : La flotte de commerce dunkerquoise en 1686.
Elle représente environ 11 000 tonneaux pour 107 navires. Il faut noter l'importance des bélandres : 34 pour la navigation intérieure. Si les flûtes arrivent à égalité en tonnage avec les frégates, elles sont deux fois moins nombreuses, preuve que les Dunkerquois misent avant tout sur la course plutôt que sur le commerce. La moitié du tonnage remonte à la guerre de Hollande ce qui n'est pas le fait du hasard.
- Michel TOMASEK : L'imbroglio des portraits de Jean Bart
Pour le commun des mortels, Jean Bart ne peut que ressembler au portrait qu'en a fait David D'Angers en 1845 pour le statue systématiquement reprise sur les objets-souvenirs de Dunkerque. A partir d'archives et d'enquêtes sur le terrain, l'auteur établit pour la première fois, avec certitude, la généalogie des portraits du corsaire, plus d'une centaine, à partir d'un original disparu.
- Corinne BROUCKE : "Saint Roch intercédant auprès des pestiférés" ou l'influence de Rubens dans la peinture de Jean de Reyn.
- Corinne BROUCKE : "Saint Roch intercédant auprès des pestiférés" ou l'influence de Rubens dans la peinture de Jean de Reyn.
En 1667, un an après une terrible épidémie de peste, Jean de Reyn réalise, à la demande d'un riche marchand, un tableau représentant "Saint Roch intercédant auprès des pestiférés" destiné à l'église Saint Eloi. Cette oeuvre présente de nombreuses similitudes avec l'art de Rubens (15577-1640) et témoigne des liens qui unissent Dunkerque à Anvers au XVIIème siècle.
- Christian PFISTER-LANGANAY : Les demeures de Jean Bart
Jean Bart vécut à Dunkerque dans une demi-douzaine de maisons dont nous connaissons fort peu de choses du fait de la destruction des archives notariales en 1929 et de celles de la ville en 1940. Grâce aux renseignements fournis par Lesmaries en 1924-1930 et à l'étude des cadastres du XIXème siècle, il nous est possible de bien connaître au moins sa dernière demeure, son hôtel particulier construit en 1697 rue de Bar.
- Société Dunkerquoise d'Histoire et alii : Jean Bart et son temps : orientation bibliographique
- Société Dunkerquoise d'Histoire et alii : Jean Bart et son temps : orientation bibliographique
Les auteurs fournissent une liste raisonnée de près de 200 ouvrages et articles concernant le corsaire, précédée d'une courte analyse sur les différentes étapes de cette construction bibliographique.
- Société Dunkerquoise d'Histoire et alii : Mélanges offerts au sieur Jean Bart
- Société Dunkerquoise d'Histoire et alii : Mélanges offerts au sieur Jean Bart
Sont ici réunis 13 courts articles parus dans la presse quotidienne locale fournissant au lecteur des aperçus curieux sur la vie du corsaire et sa gloire posthume.
- Etienne TAILLEMITE : Synthèse et conclusion
- Résumés
Ce numéro de 406 pages est disponible, au prix de 25€, auprès de la Société Dunkerquoise d'Histoire, 4, rue Benjamin Morel, 59140 DUNKERQUE CCP Lille 193.94 N
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